Les erreurs fiscales que font les freelances… et comment les éviter
En tant que freelance, votre talent est dans votre métier : développer, designer, conseiller…
Mais la réalité, c’est que vous êtes aussi votre propre comptable, fiscaliste, et juriste. Et sur ces sujets-là, les erreurs peuvent coûter cher.
Chaque année, des freelances IT se retrouvent avec des redressements, des pénalités, ou des surprises fiscales simplement parce qu’ils n’étaient pas bien informés.
Alors, quelles sont les erreurs fiscales les plus fréquentes, et surtout : comment les éviter facilement ? On vous dit tout.
1. Confondre chiffre d’affaires et revenu réel
C’est l’erreur N°1 chez les débutants (et même certains confirmés).
Vous facturez 10 000 € par mois ? Très bien.
Mais ce n’est pas votre salaire.
Vous devez retirer :
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les charges sociales
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la fiscalité (impôt sur le revenu ou société)
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les frais pros (abonnements, logiciels, matériel, déplacements…)
💡 Ne dépensez jamais votre chiffre d’affaires comme s’il s’agissait de votre revenu net.
2. Ne pas anticiper ses cotisations sociales
Beaucoup de freelances se retrouvent piégés la 2e année : les cotisations explosent, car elles sont calculées sur les revenus réels… avec retard.
Résultat : une régularisation brutale + des appels provisionnels trop élevés.
Ce qu’il faut faire :
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Ouvrir un compte pro ou un sous-compte pour isoler 35-50% de chaque paiement
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Payer mensuellement (ou trimestriellement) pour lisser la charge
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Suivre vos revenus avec un tableau ou un outil type Freebe ou Indy
3. Oublier de déclarer ses revenus correctement
Les erreurs de déclaration arrivent vite :
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Mauvaise case sur l’impôt (micro-BNC vs BIC)
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Oubli de l’option pour le prélèvement libératoire
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Mauvaise saisie des dividendes ou des frais réels
Une mauvaise déclaration peut entraîner :
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un trop-perçu à rembourser
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un contrôle
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des pénalités de 10 % à 40 %
✅ Solution : faire valider sa déclaration par un pro, surtout la première année.
4. Ne pas déduire les bons frais professionnels
Certaines dépenses peuvent être déductibles (et donc réduire vos impôts), mais beaucoup passent à côté par ignorance.
Exemples souvent oubliés :
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Une partie du loyer (si vous travaillez de chez vous)
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Matériel informatique, abonnement internet
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Formations en ligne, livres pros
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Déplacements pour rendez-vous clients
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Mutuelle pro ou prévoyance
Conseil : gardez toutes vos factures, et notez chaque dépense liée à votre activité.
5. Ignorer la TVA (ou mal la gérer)
Quand vous dépassez certains seuils (en micro-entreprise ou société), vous devenez assujetti à la TVA.
Si vous continuez à facturer “HT” sans TVA alors que vous devriez… l’administration vous rattrape, avec des arriérés.
À faire :
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Surveillez vos seuils
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Mettez à jour vos mentions légales et factures
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Automatisez la collecte et la déclaration via un logiciel adapté
6. Négliger la fiscalité en cas d’activité à l’étranger
Si vous travaillez depuis l’étranger ou pour des clients basés hors de France, attention aux conventions fiscales et aux règles de double imposition.
Exemples :
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Travailler depuis le Maroc ou le Luxembourg en étant résident fiscal français
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Vivre à l’étranger mais avoir des clients majoritairement français
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Toucher des revenus étrangers sans les déclarer en France
Ce flou peut attirer un contrôle fiscal international, surtout si vous utilisez une société offshore ou étrangère.
Le Verdict
En freelance, l’ignorance fiscale n’est pas une excuse. Et chaque oubli, chaque erreur peut se transformer en coût.
Mais la bonne nouvelle, c’est qu’éviter ces erreurs est tout à fait possible, avec un peu de méthode, quelques bons réflexes, et parfois un accompagnement ciblé.
Vous n’êtes pas obligé de devenir fiscaliste. Mais vous devez reprendre le contrôle de votre gestion.
Chez Synex IT, nous accompagnons les freelances IT à mieux piloter leur activité, en restant dans un cadre légal, optimisé et sans complexité administrative.
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